Sur RTL9 ils nous passent toujours des vieux films de série B auxquels on ne s’attend jamais. Prenons un exemple : ce soir c’était « Runaway : l’évadé du futur ». Vous me direz, rien qu’avec le titre on ne s’attend pas au film de l’année, mais bon vu que ce soir il n’y a que du foot, des reportages pas passionnants sur les célibataires, des séries très moyennes et bien on regarde quand même et puis il faut bien décompresser parce qu’avant on a regardé Chirac.
Tout d’abord résumons un peu l’histoire, bon je vous donne la version programme télé qui nous apprend le strict minimum car la moitié de la case allouée au film est déjà rempli par le nom des acteurs et autres. Voilà ce qui est écrit : « Dans un monde robotisé à outrance, deux policiers traquent un criminel qui semble responsable de la transformation de robots en tueurs ». Remarquez, ça ne dit pas grand chose mais il ne vaut mieux pas en savoir plus. Bon et puis attention, le film date de 1984 alors vous attendez par à terminator 3, non là on voit le niveau dès le début puisque l’histoire commence avec un robot détraqué qui tire sur les membres d’une famille à coups de magnum. Mais comme je vous l’ai dis, c’est pas du haut de gamme donc le robot ressemble tout juste à une imprimante multifonction sur roulettes avec un bras tenant un vieux magnum. Tout de suite c’est moins impressionnant. Le plus marrant dans tout ça c’est que le héros, qui est flic, part neutraliser ce robot fou et pour cela il s’équipe d’une combinaison de camouflage électromagnétique (texto dans le film), en gros il met une cage de Faraday sur le corps (à l’exception de la tête). Oui je sais ça ce n’est pas drôle mais vous allez voir. Donc le mec va aller dans la maison et là les journalistes viennent l’interroger. Ils les rembarrent soigneusement en déclarant qu’ils courent un risque car le robot repère leurs émissions électromagnétiques. Jusque là tout va bien, mais une fois que le policier est entré, on voit le caméraman débarqué pour le filmé en action. Alors là je vous demande : mais comment a t’il pu passer ? Non parce que la maison est quand même encerclée par tout un bataillon de policiers qui logiquement sont sensés protégés là scène du crime. Et bien là non, ils étaient tous partis prendre leur café en même temps. Bien évidemment le journaliste meurt mais après tout on s’en moque car le héros neutralise le robot et sauve même un bébé. Tiens d’ailleurs tant que j’y pense, le héros à un tic : il ne peut pas s’empêcher de prendre le pouls des cadavres autour de lui, pour le cameraman je veux bien, mais plus loin dans le film un suspect se fait abattre avec un mini missile et se retrouve avec un trou de 40 cm dans le dos, et bien même là le flic vient vérifier si le gars est bien mort (bah oui des fois que ça soit terminator on sait jamais). Cette anecdote me permet d’enchaîner sur la scène précédente : là où les policiers viennent arrêter le suspect. Vous l’avez devinez, le gars en question à fabriquer des puces transformants les robots en robots tueurs mais il n’avait pas prévu que le grand méchant veuille l’éliminer une fois son travail accompli. Là non plus je ne comprend pas parce que dans tous les films cela ce passe ainsi, alors il faut croire que quant on est méchant on ne va pas au cinéma et on se fait avoir comme un con à chaque fois. Bon, en tout cas là le mec ce fait coffrer, les flics le sortent dans la rue et il commence à paniquer car il sait que l’autre (le grand méchant) veut sa peau. Néanmoins, il arrive jusqu’à la voiture de police et là surprise : il aperçoit le sale tête du vilain de l’histoire. Afin de nous prouvez qu’il est extrêmement stupide le mec se tire en courant alors qu’il était à deux doigts de monter dans une voiture de flic ! J’en arrive à un autre point louche : le héros ne lui avait même pas passé les menottes (alors que ledit suspect lui avait tiré dessus auparavant). Enfin bref, une poursuite s’engage et personne ne prête attention au super vilain qui sort quand même un pistolet du genre de robocop de sous sa veste (en plus l’arme ne faisait aucune bosse, il est doué le mec). Bon je ne vais pas vous faire tout le film comme ça car il y en à pour un bon bout de temps encore… Ah oui, autre grand moment : le policier fouille au moins trois fois le sac d’une fille et il est pas foutu de trouver un l’émetteur planquer dedans et deux les matrices des puces qu’il recherchait, alors là je me demande comment il est rentré dans la police celui là… (et encore lui c’est le meilleur de tous). Cela dit tout est bien qui fini bien puisque le méchant fini par se faire tuer (par ses propres robots), cependant il trouve encore le moyen de lâcher un dernier cri quand le policier s’approche de lui, vous savez du genre Urban legend ou tous les films d’horreurs idiots où le méchant ne crève jamais même après être passé sous un bus (mais le bus lui est à la casse). Tout ça pour aboutir à la scène de fin où le héros fini enfin par embrasser sa coéquipière et où celle-ci accepte son invitation à dîné datant du milieu du film, sauf que là, le héros se souvient que le méchant a détraqué son robot à tout faire mais il ne se dégonfle pas pour autant et demande à la fille si elle sait cuisiner. Je crois que c’est la grande morale du film et vous l’aurez comprise mesdames : le robot parfait existe : c’est la femme. Romeo
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